Bac à graisses : fréquence d’entretien et risques d’un mauvais suivi
Le bac à graisses est un maillon essentiel de la gestion des eaux usées dans la restauration et les métiers de bouche. En retenant les graisses et les flottants, il protège les réseaux, limite les dépôts et réduit le risque de bouchons en aval. Mais pour être efficace, il doit être entretenu régulièrement. Sans pompage, les couches de graisses en surface et les boues en fond diminuent la capacité utile, ralentissent la décantation et favorisent les odeurs ou les débordements. Dans les cuisines à forte production, ces phénomènes peuvent apparaître en quelques semaines seulement.
La fréquence d’entretien dépend du volume du bac, du nombre de couverts, des process et de la qualité du prétraitement amont (tamis, grilles, séparateurs). En pratique, un intervalle de 1 à 3 mois est généralement recommandé. Pour optimiser les coûts, nous réalisons une mesure des boues à chaque passage et ajustons le planning : l’objectif n’est pas d’intervenir trop souvent, mais au bon moment, avant la perte de performance. Un registre de maintenance consignant dates, volumes pompés et observations permet de documenter le suivi et de justifier la conformité en cas de contrôle.
Au-delà de la performance hydraulique, l’entretien régulier a un impact direct sur la sécurité sanitaire et l’image de l’établissement. Des odeurs aux heures de service, un débordement dans une plonge, ou une canalisation aval colmatée peuvent désorganiser l’activité et générer des coûts cachés (heures supplémentaires, nettoyage, perte de chiffre d’affaires). En planifiant des passages à horaires maîtrisés et en formant les équipes aux gestes simples (ne pas verser les huiles, gratter les plats, nettoyer les grilles), on réduit fortement les incidents. Couplé à un contrat d’entretien avec traçabilité des déchets, c’est la solution la plus fiable pour concilier hygiène, conformité et sérénité opérationnelle.